dimanche 26 août 2012

Que cherchent mes visiteurs?

Ce blog est public et donc un peu n'importe qui peut se retrouver ici au cours d'une recherche Google. C'est assez amusant de regarder les mots clefs utilisés par les internautes pour tomber sur cette page.

Je m'amuse à essayer de comprendre comment ces mots clefs ont pu faire aboutir les gens sur mes pages (je fais l'exercice sans relire mon blog en entier):
  • J'ai remarqué que "georges le plombier" à la côte depuis pas mal de temps. Je l'avais déjà vu dans la liste plusieurs fois auparavant. C'est simplement le nom du plombier qui est venu réparer la porte du sèche linge dans les premières semaines où nous étions ici. C'est assez stupéfiant de se dire que certaines personnes tapent ce genre de choses sur Google et espèrent ainsi trouver l'adresse de leur plombier. Quoique dans peu de temps avec les GPS et les smartphone, ça risque de fonctionner.
  • Pour "aldi inutile droits de l'homme", je ne sais pas trop à première vue. On est allé à l'Aldi de Prahran une fois, tout au tout début, lorsqu'on était à la recherche d'un supermarché qui n'allait pas nous coûter la peau des fesses. Maintenant, on ne regarde plus les prix et on va au Woolworths, comme les gros snobs du coin. Pourquoi ai-je parlé des droits de l'homme dans le même billet, I have no idea comme il disent ici, sourcils relevés, yeux exorbités et tête inclinée. C'est clair qu'en Australie, et peut-être plus qu'ailleurs, il vaut mieux être blanc et friqué que noir, brun ou jaune et sans le sou.... Aaah! voilà, ça me revient, ça doit être la discussion qu'on a eue avec le taximan indien qui nous a déménagé du CBD vers le motel à Clayton... Le pauvre.
  • "image de singe rigolo", ça c'est facile, c'est notre visite au zoo. C'est vrai qu'il était rigolo ce singe derrière sa vitre, mais bon, c'est pas très gentil de se moquer de lui. peut être qu'il est mort en plus, qui sait...
  • "melbourne c'est moche"... tiens, tiens, étonnant qu'on tombe sur moi avec ce type de recherche...... Sérieusement, je suis bien conscient que la ville de Melbourne n'a pas vraiment réussi à me séduire, comme l'avait fait Barcelone par exemple, lors de mon séjour à l'UPC. Melbourne est décrite ici comme la première ville au monde où il fait bon vivre (et elle vient même de remporter à nouveau cette première place mondiale!). Bref, je ne suis pas sûr que j'ai écrit ça comme ça. Melbourne n'est pas moche, on est bien d'accord, mais elle ne mérite pas cette première place, c'est certain. Dans mon blog, je devais peut-être parler de ce que disent les gens sur Clayton, la zone du campus de Monash. Bon allez, je termine ce point sur une comparaison en faveur de Melbourne: Melbourne est bien plus belle que Birmingham!
  • "melbourne c'est pas terrible"... Je ne pense pas avoir écrit ça non plus... ou alors dans un billet que j'aurais écrit après avoir reçu une facture d'électricité.
  •  Quant à "étude de la cannelle à l'université", ces mots peuvent être trouvés dans le billet décrivant la préparation de la pastilla ou celui où je parle du "cinnamon challenge".... Mais de là à savoir qui veut étudier la cannelle à l'université... c'est un mystère.
J'ai remarqué aussi que j'ai boosté mes visites depuis que j'ai listé tous les films que j'ai regardés sur mon PC. Je suis maintenant référencé sur des sites de téléchargement illégaux et je me marre juste en imaginant la tête des gens qui tombent sur ce blog alors qu'ils cherchent un lien "torrent". Bien fait pour vous!

C'est chouette internet tout de même.

dimanche 19 août 2012

I did it!

Et voila, hop hop, j'ai fait un tour de 20km sans problème ce matin. Je suis parti lentement avec de la musique dans les oreilles pour oublier le temps qui passe et j'ai fait un nouveau tour qui combine mes 3 autres tours: le Fawkner Park, la Yarra River (2x) et un tour du Tan Track. A l'arrivée chez nous, j'ai juste l'air très fatigué:
A l'arrivée, je suis toujours debout!
Et Endomondo n'a même pas planté cette fois-ci. J'ai l'impression que la dernière mise à jour a réglé pas mal de problèmes. Le GPS s'est initialisé instantanément et il a bien compris que je passais de l'autre côté de la rivière à un moment donné. Voila le parcours en vue satellite:
Faudra que j'essaye de dessiner des trucs la prochaine fois...
Et la version web.C'est rigolo, on voit que j'ai fait la tortue sur le dernier km.



samedi 18 août 2012

Sovereign Hill

 Le week-end passé, Tara et Brian nous ont emmenés à Sovereign Hill, près de Ballarat, une ville à 1h30 de route au nord-ouest de Melbourne. Ballarat a été construite autour d'une ancienne mine d'or et "Sovereign Hill" est une sorte de parc d'attractions sur le thème de la ruée vers l'or qui a eu lieu... heu... je ne sais plus trop quand (j'imagine juste après l'arrivée de Christophe Colomb).
Le parc est une reconstitution d'un ancien village de chercheurs d'or, comme on pouvait en trouver à l'époque. C'est très bien fait, très soigné. Il y a des animaux, une calèche, des restos, des magasins, bien sûr, et toutes sortes de petits spectacles et démonstrations à heures fixes qu'il ne faut pas manquer.
Quant on arrive, première surprise: il faut déjà avoir trouvé un filon pour pouvoir rentrer dans le parc: l'entrée est à 45$ par personne. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'on est arrivé bien tard (passé 13h) et que le parc ferme déjà à 17h. On n'aura pas le temps de tout voir. Et, en plus, on n'a pas encore mangé. Brian propose de s'asseoir et de manger un bout dans une taverne du village. Je prends une "beef pie à la Guinness". C'est pas mauvais, malgré l’apparence très british (ça me fait penser à la tarte aux carbonnades qu'on avait mangé à Blackpool en Angleterre) et, encore un fois, bien cheros. On s'en sort à 40$ pour nous deux en ayant bu de l'eau du robinet.
Recherche de pépites d'or à Sovereign Hill
Pour la visite du parc, nous avons la chance d'avoir un peu de soleil (et quelques gouttes de temps en temps). Je suis surpris par le monde. Ça doit être la foule en été. Faut dire que c'est la seule chose à voir dans un rayon de 100km. On assiste à une démonstration de tir au mousquet, faite par un gars costumé assez rigolo. Pas mal du tout. Un peu plus loin, c'est la mine. On peut la visiter.... mais c'est 8.5$ de supplément. Hé bé! ils perdent pas le nord!... (ou le sud, peut être ici?). On fait donc l'impasse sur cette visite et on redescend vers la rivière où on peut s'amuser à chercher de l'or comme les vrais chercheurs chinois de l'époque (voir photo ci-dessus). C'est l'occasion de faire quelques photos marrantes. On n'a rien trouvé dans l'eau bien sûr.
Juste avant la fermeture, nous avons le temps d'assister à la dernière démonstration de la journée de fabrication d'un lingot d'or. Oui, un vrai!... 140.000$ d'or si j'ai bien compris. Impressionnant. Il parait que c'est très lourd. J'ai pas pu le soupeser: le démonstrateur a choisi l'enfant le plus chétif de l'assemblée pour lui donner le lingot à peine refroidi en main. J'imagine que c'est pour être sûr de pouvoir le rattraper s'il commence à courir comme un fou vers la sortie. C'est vrai que ça doit être tentant une fois le lingot en main.

A la fermeture du parc, nous passons par le "musée de l'or", juste en face, de l'autre côté de la rue. Rien de très fameux, mais comme c'est compris dans le prix, ça nous fait croire qu'on en a eu pour notre argent.

Avant de rentrer à Melbourne, on passe par Ballarat pour boire un café. La ville est morte et c'est difficile de trouver un coin un peu animé. Après un petit moment, on tombe sur un café sympa où je prends un morceau de tarte qui me fait penser aux pâtisseries allemandes qu'on peut manger par exemple à Monschau. Pâte épaisse et très dure. Intérieur très sucré avec des amandes et des raisins. Le tout recouvert de sucre glace. Rien à dire, ça passe tout seul et si ça n'était pas hors de prix, j'en aurait bien repris quelques morceaux supplémentaires avant de partir. Le café était également très bon; c'est suffisamment rare pour le faire remarquer. Après une bonne heure assis au chaud, on nous fait comprendre qu'il faut qu'on parte. La salle, qui était vide quand on est arrivé, est maintenant complètement remplie.
Retour sans histoire. Que c'est agréable de se faire reconduire chez soi en voiture. On nous dépose juste devant chez nous. Et malgré la somme astronomique dépensée pour ce petit daytrip, je dois dire qu'on en gardera un bon souvenir.
Soirée "Wilfred" au chaud dans le lit
En semaine, c'est toujours la même routine: le matin, réveil à 7h pour prendre le train de 8h00 pour Monash. On travaille toute la journée et on quitte l'université vers 17h30. L'idée est d'arriver à attraper le train du retour avant 18h00. Après cette heure, la cadence des trains diminue et si on en loupe un, on est bon pour attendre 15-20 minutes le suivant.
Quand on arrive à l'appart, il est, au mieux, 18h30. Le temps de ranger nos affaires et d'ouvrir un sachet de chips, il est déjà temps de préparer le repas du soir. On jette un œil à la TV tout en mangeant; juste assez pour nous rappeler qu'on ne supportera pas les multiples coupures pubs pendant le programme de la soirée. On décide donc généralement de regarder un film sur nos PCs portables, bien au chaud dans le lit. La chambre est glacée puisqu'on laisse les fenêtres ouvertes la journée pour évacuer l'humidité. J'ai un hoodie australien rembourré de fourrure synthétique qui me permet de ne pas avoir trop froid et la bouillotte évidemment.
Question films, on est bien servi. En plus d'avoir apporté tous nos films favoris sur mon disque dur externe, je télécharge continuellement des trucs d'internet, principalement de Youtube. J'ai regardé par exemple la totalité des Kids react, une série de petits films où les réalisateurs montrent à des enfants des vidéos étonnantes d'internet et filment leurs réactions. A partir du contenu de cette série, j'ai regardé la plupart des "phénomènes internet" qui ont été montrés aux enfants: Nyan Cat, Salad Fingers, Annoying Orange, iJustine, FPSRussia, etc. C'est vraiment super, même si c'est pas très malin. Je sais par exemple maintenant qu'il existe un défi nommé le "cinnamon challenge" qui consiste à essayer de manger une cuiller de cannelle en poudre en moins d'une minute sans boire d'eau. Il parait même que certains en sont morts... Génial!

Et en plus de tout ça, mon collègue Daniel me refile des tas de séries à regarder. Après le moyen Game of Thrones, je regarde maintenant Wilfred (voir photo), qui est beaucoup mieux. C'est une série assez drôle avec le gars qui joue le hobbit dans le seigneur des anneaux (j'ai pas envie de retenir son nom). Depuis le premier épisode, il s’occupe du chien de sa voisine. Ce qui est drôle, c'est qu'il voit le chien comme un humain (costumé en chien) - et il est le seul à le voir ainsi. On ne sait pas très bien pourquoi c'est comme ça mais ça provoque inévitablement des situations très drôles. Les épisodes sont courts (20min) et c'est parfait pour quand je suis un peu fatigué. J'enchaîne parfois sur des parties de starcraft en ligne pour ne pas perdre les bonnes habitudes. C'est amusant aussi. Je me dis parfois que Youtube est vraiment l'avenir de la TV. A mon avis, on n'aura plus que ça d'ici une dizaine d'années.
Un petit creux?
Un petit "double chocolate muffin" et je me sens mieux...

Au boulot, ça se passe bien aussi, comme depuis le début d'ailleurs. Mon travail avance bien et je viens de faire une première version complètement fonctionnelle du modèle d'endommagement de composites. Comme d'habitude, mon travail a consisté à coder correctement, proprement et efficacement le travail déjà publié par mes prédécesseurs. Comment les résultats publiés ont-ils pu être produits? C'est toujours un mystère qu'il vaut mieux ne pas essayer d'éclaircir.

Je me souviens de premier jour où j'ai eu accès à la routine du thèsard précédent. On m'a dit "Haha, je te défie de trouver un bug dans ce code!".... Avec le recul, c'est très drôle. Mais mieux vaut ne plus en parler, ça deviendrait vite embarrassant.
Ce qui est super c'est que je pense qu'il y aura moyen de publier pas mal de trucs. Le code est maintenant bien bétonné et il ne reste plus qu'à l'utiliser pour produire des résultats.  C'est ce que je compte faire ces 6 prochaines semaines.
Mon GSM a 3 heures d'autonomie lorsque je cours
Le dernier week-end, puisque j'avais dit dans ce blog qu'il fallait que j'arrive à finir 5 tours du Tan track avant la fin du séjour, je me suis lancé... Il y avait justement une compétition, nommée le "Tan Ultra Run" orgfanisée par l'Ultra Runners Association. En arrivant sur le tarmac, je me suis dit, "ouah! comme ils courent lentement, ces nuls!". Ce que je ne savais pas encore, c'est qu'ils étaient partis pour 100km et qu'il y avait déjà 3h qu'ils courraient. Bon, en tout cas, ils m'ont bien motivé à atteindre mon objectif, surtout quand ils ont commencé à me dépasser, à partir de mon 4ième tour. J'en ai fait un cinquième péniblement, pour arriver à un total de 21km, et je les ai abandonnés, comme un lâche. Et ils courraient toujours au même rythme qu'au début. Pff! Il y en avait même qui souriaient...
Donc, les 21km, c'est fait... mais en relisant ce blog, j'ai vu que j'avais écrit "21km sans avoir mal"... Ah oui... donc là, il y a encore beaucoup de boulot, parce que j'ai eu quand même drôlement mal après la course, jusqu'au mercredi...
Heureusement, je ne pense pas m'être blessé et je vais pouvoir retenter le coup ce dimanche.

En attendant, nous avons fait ce samedi un petit nettoyage de notre appart qui commençait vraiment à bien s'encrasser. Après la vaisselle, le four, le microonde, je me suis senti pousser des ailes et j'ai décidé de regarder derrière la machine à laver. Vu de la douche quand je me lavais, ça ne me semblait pas très propre.
Nettoyage de la salle de bain
Et en effet (voir photo), on ne voyait pas le carrelage! Il y avait là une quantité de crasse impressionnante qui doit dater de la construction de cet appart! C'est pas possible! J'ai pris des photos ("avant et après") pour pouvoir envoyer à l'agence si ils râlaient sur la propreté de l'appart après notre retour. Je m'attends au pire avec ces abrutis...

dimanche 5 août 2012

Cooking

Finalement, il n'est pas si dur à vivre cet hiver au pays du vegemite et des Chinois renifleurs...
Il y a même des jours où on n'a pas trop l'impression de mourir de froid: c'était le cas le samedi d'il y a deux semaines où nous avons eu un merveilleux soleil pendant toute la journée. On en a bien profité en allant se balader jusqu'en ville en passant à travers le jardin botanique derrière chez nous. Houda n'y était jamais allée et ça vaut le détour.
Les Australiens avaient ressorti de leur BIR (built-in garde-robe) leurs T-shirts, leurs shorts et leurs mini-jupes pour profiter au maximum du beau temps et montrer leurs tatouages (15° au soleil, ça se fête!). Leurs tongs laissaient à nouveau entrevoir leurs ongles de pieds vernis de mille et une couleurs du meilleur goût. Moi, je ne suis pas allé jusqu'à me vernir les ongles mais j'ai tout de même renfilé mon "hoodie" australien, qui est une sorte de sweat shirt à capuchon bien typique d'ici (et des banlieues parisiennes). Bref, un truc que je ne mettrais jamais en Belgique histoire de ne pas passer pour un guignol. Ici, c'est la grande classe. C'est la mode australienne, il faut s'y faire...
Arrivé à South Bank, on s'est payé une bonne grosse glace qu'on a mangé le long de la Yarra river en compagnie d'une mouette très drôle. Il n'y a rien à dire, les glaces ici sont bien meilleures que chez nous!
Une journée de printemps en hiver (South Bank)
C'était donc notre dernière petite sortie sympathique en date. A côté de ça, nous avons passé tout notre temps libre à préparer le repas que nous prévoyions de faire pour Brian et Tara. Nous les avions invités à souper chez nous et ils s'attendaient à un repas marocain, évidemment. Les premiers tests de pastilla effectués une semaine à l'avance étant plutôt concluants, nous étions plus ou moins sereins à l'approche du week-end jusqu'au moment où Sue nous appelle pour nous inviter au resto (marocain!) le dimanche du même week-end, c'est-à-dire le lendemain de notre repas. Prévoyant déjà qu'on serait dans une forme pas terrible ce jour là, nous lui proposons plutôt de venir manger chez nous. On mangera la même chose que la veille et, pour nous, il suffira de préparer tout en double... Ça fera moins de travail et ça nous évite une sortie dans le froid.
Des scampis sans pastis comme entrée
Et c'est donc ce qu'on a fait. La veille de la première invitation, Houda reste à la maison pour préparer les deux pastillas et des briouates à la mortadelle. Je l'ai convaincue de faire deux petites pastillas et pas deux grandes pour éviter d'en manger pendant tout le mois qui va suivre. C'est bon la pastilla mais ça vieilli mal. Moi, j'entre en scène le samedi à midi, après les courses: je fais un moka et la soupe de scampis de l'entrée. Pour la déco de l'assiette de soupe, j'ai même acheté des grosses crevettes histoire que le plat ne ressemble pas trop à de la bouillie prédigérée une fois servi. Je décide aussi de faire des minis tartes à l'oignon pour l'apéro. C'est l'occasion d'essayer une variante. Au final, le résultat est assez réussi et le four, qui n'est toujours pas réparé, ne se montre pas trop capricieux pendant ces préparatifs.
J'ai fait briller mes chaussures
La soirée avec Tara et Brian se passe très bien. Ils semblent apprécier ce qu'on leur a préparé, et tout particulièrement la pastilla de Houda. Ils n'en avaient jamais mangé auparavant et c'est vrai que c'est assez surprenant comme goût, surtout avec la grosse couche de sucre et de cannelle sur le dessus et la demi bouteille de fleur d'oranger à l'intérieur de la préparation. On a parlé de beaucoup de choses, mais c'est souvent les mêmes sujets qui reviennent sur la table: les coutumes bizarres en Australie, en Grande Bretagne... et en Belgique. Le Maroc et l'islam (ramadan et souper marocain obligent). On n'évite pas non plus une grande discussion sur les Aborigènes d'Australie. On parle aussi du niveau un peu ras-les-pâquerettes des étudiants à Monash et du prix exorbitant des études. Comme je gère en continu la cuisson du repas (ce qui nécessite un repérage continu des "Tic Tic Tic" désespérés du four qui manque d'oxygène), je n'ai pas besoin d'être très actif lors de ces conversations et ce n'est pas plus mal: si mes capacités en anglais sont au top juste avant l'apéro, elles se dégradent exponentiellement au cours de la soirée. Quand nos invités nous quittent, je me rends compte que j'ai même du mal à parler français! Tout est chamboulé dans ma tête, et pourtant je n'ai pas trop bu. Petite déception tout de même, j'ai un peu loupé le moka en voulant utiliser du café beaucoup trop fort. Le goût était correct mais les biscuits n'étaient pas assez imprégnés.

Le lendemain, on enchaîne au quart de tour sur la préparation de la soirée de Sue. Puisque le moka est loupé et surtout parce qu'il n'est pas très présentable à moitié mangé, je décide de faire un gâteau au chocolat pour le dessert. Ma recette est assez bonne. Elle donne un gâteau très dur qui, à l'instar du kloug du "père Noël est une ordure", peut être utilisé pour démolir une voiture s'il est lancé d'un quatrième étage. La prochaine fois, je roulerai la pâte sous les aisselles pour faire une variante kloug-doubitchou.
Un bon kloug au chocolat
Cette deuxième soirée se passe très bien également mais on est un peu fatigué vers la fin. Même au début de l'apéro, je ne suis pas très au top côté anglais. Je me contente d'écouter les deux filles qui parlent et j'interviens de temps en temps.
Et dire qu'il faut aller travailler le lendemain! Dur dur! Surtout que Brian, lui, s'est bien reposé tout le dimanche et est en pleine forme quand j'arrive à Monash et veut me voir pour que je lui explique mon travail...

A l'université, le deuxième semestre vient de débuter et les cours ont recommencé depuis peu. Je participe au cours d' "introduction à la dynamique des structures aéronautiques" qui consiste à donner aux étudiants les bases de calcul des structures d'avions. Ce qui n'est pas mal, ce sont les nombreux exemples concrets d'avions que le cours présente. Si je n'ai pas trop de problèmes pour faire les calculs de structures, je dois dire que je n'y connais rien aux avions réels et, à part le fameux F-16 belge, je ne sais pas en nommer un seul. Pour les étudiants, c'est plutôt l'inverse, ils connaissent tous les avions possibles et imaginables mais ils ont du mal à additionner deux vecteurs. On se complète bien.

La deuxième semaine de cours ("week 2"), la leçon est remplacée par une visite du RAAF Museum (Royal Air Force, version australienne) à Point Cook. C'est une base militaire qui contient un petit musée où des avions sont exposés. Il y a aussi un atelier de restauration de vieux modèles. C'est pas mal du tout mais il fait très froid sur place. Et, comme les hangars ne sont pas chauffés, je suis littéralement frigorifié, malgré ma grosse veste belge.

Avant la visite, on a droit à une séance "engagez-vous" de la part d'un officier habillé comme Tom Cruise dans Top Gun (il ne manque que les lunettes). Il n'est pas gêné de dire aux étudiants qu'ils peuvent, s'ils le veulent, abandonner Monash dès le semestre prochain pour s'engager dans l'armée... Il projette à l'écran des images de guerre sur une musique victorieuse agrémentée de quelques explosions. Il cite les avantages des études à l'armée: le principal étant: "vous aurez un accès gratuit à toutes les salles de sport de la caserne"! C'est vrai que vu le prix des salles de fitness ici, l’argument peut convaincre. Il décrit aussi son expérience en temps qu'ingénieur aéronautique dans l'armée. A ses débuts, il faisait partie de la "Ground Support Unit"... Quand il a demandé si quelqu'un savait ce que ça voulait dire, j'ai voulu répondre que c'est ceux qui pèlent les patates et balayent le tarmac... J'ai pas osé... mais j'avais vu juste: il l'a dit lui-même, juste après, mais avec un tel sourire que ça avait l'air aussi gratifiant pour un ingénieur que de résoudre des équations différentielles... Bref, une belle misère intellectuelle... Mais c'est ça l'armée... En tout cas, ça m'a rappelé que notre travail est aussi beaucoup utilisé pour bombarder des gens. On a tendance à l'oublier.


La visite s'est terminée avec une démonstration de vol faite par un gars très vieux mais qui n'a visiblement pas oublié de profiter de son abonnement gratuit à la salle de sport. Il est monté dans son avion et il a commencé à faire des tas de loopings dans tous les sens. C'était vraiment impressionnant. J'ai fait une petite vidéo (ci-dessus) que j'ai posté sur YouTube. Ça ne donne pas aussi bien qu'en vrai mais c'est tout de même un chouette souvenir.

Sinon, côté sport, je continue à courir tous les week-ends. Vu qu'il y a des travaux au niveau de la gare de Flinders Street et qu'on ne peut plus passer sous le pont, j'ai changé mon tour et je tourne maintenant autour du jardin botanique. C'est en fait un parcours de jogging officiel nommé le Tan Track. C'est une boucle de 3.8km bien aménagée pour les coureurs (il y a même des chronos). C'est pas mal du tout parce qu'il y a beaucoup de monde qui court à cet endroit et on peut donc toujours trouver quelqu'un à essayer de rattraper. J'essaye de suivre des gens qui courent légèrement plus vite que moi pour m'améliorer. Autre source de motivation: mon GSM et un programme que j'ai trouvé: "Endomondo". Il utilise le GPS pour calculer toutes sortes de statistiques au cours de l'entraînement. A chaque kilomètre, une voix de femme, la même que sur mon TomTom, arrête momentanément la musique pour dire le nombre de kilomètres parcourus et le temps du dernier kilomètre. Ça me permet de courir à 5min par kilomètre (c'est-à-dire 12km/h) sans trop de problème pendant une heure. Après, ouille, ça devient plus dur et la moyenne descend... mais j'essaye de continuer tout de même. Actuellement, je fais 4 tours. Avec le petit bout de chemin jusqu'à la maison, ça fait environ 17km en tout. J'espère faire 20km prochainement sans avoir mal nulle part (c'est pas gagné, mais je crois que j'y arriverai avant notre retour en Belgique).
Mon footing du dimanche enregistré par le GPS de mon téléphone
Évidemment, après le jogging, je suis un peu crevé et ça m'arrive de faire une petite sieste bien méritée. Ci-dessous, la dernière, au milieu du salon, façon SDF, et photographiée par Houda. Il faut dire qu'il faisait vraiment très froid. Et comme la machine à sécher le linge tourne dans la pièce à côté, les fenêtres sont ouvertes et le lit n'est pas une option envisageable.
Une petite sieste comme un vrai SDF
A propos de la ventilation de la salle de bain, l'affaire est maintenant terminée et nous savons que nous n'aurons PAS le fan promis par l'agence... Le proprio (que Dieu abatte sa colère divine sur lui) a décidé, après 3 mois, que l'installation était trop chère et qu'il annulait tout. Bien sur, personne n'a trouvé utile de nous prévenir le jour où l'installation était prévue et nous avons donc passé notre temps à attendre un installateur qui n'est jamais venu. Est-ce la faute du propriétaire? de l'agence? ou de l'électricien? Je n'en sais rien, mais dans ma tête, ils sont tous responsables et j'espère qu'ils auront tous prochainement un ongle incarné suite à mes prières!