samedi 25 février 2012

Première semaine de travail à Monash

C'est pas tout de chercher un logement et de s'amuser à dépenser nos sous dans les grands magasins (cf. billet précédent), on est ici avant tout pour travailler!

Jamais je n'aurais imaginé qu'il nous faudrait autant de temps pour trouver un logement et nous installer. Et heureusement qu'on ne reste pas qu'un seul mois ici: il aurait fallu préparer notre départ dès maintenant! J'ai d'ailleurs déjà bien rempli mon agenda du prochain mois de septembre avec tout ce qui ne faut pas oublier de faire: résilier tous les contrats (gaz, eau, électricité), terminer proprement le bail, envoyer l'éventuel excédent de bagage en Belgique par poste, rappeler à mon assureur belge de me renvoyer ma carte verte, chercher un hôtel pour les derniers jours en Australie... Ça va pas être triste... Je redoute également les jours, ou plutôt les semaines, qu'il va me falloir, une fois rentré en Belgique, pour rédiger les notes de débours. J'ai déjà environ 70 souches pour ces trois premières semaines!

Bon... n'y pensons plus et projetons-nous dans le passé, il y a une semaine, c'est-à-dire le week-end passé, moment où d'ailleurs j'ai décidé de démarrer ce blog.

Une des raisons qui m'a poussé à écrire ce texte et que je n'ai pas mentionnée dans mon premier billet, c'est que j'étais complètement coincé au niveau du dos. Mais alors complètement. Ça ne m'était jamais arrivé à ce point. Impossible par exemple de me pencher vers l'avant. Très difficile de lacer mes chaussures... un vrai handicapé!... et aucune idée de la cause. Est-ce dû au déménagement? J'ai pourtant l'habitude de faire du sport et je n'ai pas l'impression d'avoir fait des efforts physiques extraordinaires par rapport aux jours précédant le départ où je courais plus de 40km par semaine. Peut-être le stress? C'est vrai qu'au niveau stress, on a été bien gâté; mais ça aussi j'ai l'habitude. Bref, grâce à ce problème de santé, j'ai passé toute la journée du samedi et le dimanche matin à écrire les premiers billets. Samedi soir, papa m'a décrit par Skype un exercice de kiné miraculeux pour me décoincer et, après deux jours, c'était fini.

On en a rêvé pendant 1 an... Maintenant on y est!
Nous voici donc le lundi matin, tout frais (l'eau chaude fonctionne!), tout beaux (j'ai même mis une chemise et un pantalon pour faire un peu moins touriste) mais pas encore très conscients de la semaine chargée que nous avons devant nous. Premier choc: les transports. C'est bien beau de vouloir habiter près de la ville, il faut maintenant prendre les transports en commun pour aller travailler et on n'a vraiment pas l'habitude... Un fois sorti de la maison à 8:15, on court derrière le tram qui nous emmènera à la gare de South Yarra. Arrivé, on observe, impuissant, notre train partir sous nos yeux alors que nous sommes toujours dans la file des nombreux navetteurs qui tentent d'entrer dans le bâtiment en se bousculant. Il faut attendre le train suivant... qui est en retard... Il est déjà 8:45 et nous avons parcouru un peu moins d'un kilomètre depuis notre appart quand nous montons dans le train en direction de la banlieue de Melbourne. Le trajet dure environ 20min. On en profite pour regarder nos e-mails sur nos GSM et poster quelques commentaires sur facebook. Une fois à Huntingdale, un bus nous attend pour nous amener à Monash. Il est environ 9:15 quand on arrive au bureau.

C'est tard me direz-vous? Mais pas du tout! Les journées de travail sont courtes ici. La plupart des gens arrivent bien après moi et quittent à 16:30 avec un bon gros temps de midi entre les deux. A 18:00 quand nous partons, tout est fermé, désert, et il est même impossible de rentrer à nouveau dans le bâtiment une fois sorti! L'avantage, c'est qu'il n'y a personne dans les transports lorsqu'on rentre à la maison.

Chti cafééé?
Mon bureau est situé dans une grande pièce réservée aux visiteurs du département. Je suis avec deux Danois qui viennent du DTU, un Suisse de l'EPFL et un Espagnol de Madrid. Ils font une thèse ou un projet de master et ils ne parlent pas beaucoup. J'ai aussi un Chinois derrière moi mais à part quand il rote bruyamment, je ne l'entends jamais. Sur mon nouveau bureau, un PC qui n'est pas trop mal et sur lequel je pourrai avoir accès aux différents codes de calcul disponibles ici (Abaqus, Ansys, etc.). Un technicien est venu me le nettoyer (le clavier indien, le Yahoo indien et le dico indien ont été désinstallés) et le configurer pour moi. Néanmoins, je ne pense pas que je vais beaucoup l'utiliser; mon laptop est bien mieux et déjà tout installé. L'accès wifi est correct quoiqu'un peu lent par rapport à celui de l'ULg.

Dehors, c'est la nouba. Ça s'appelle l'Orientation Week. Des tentes sont montées sur la pelouse centrale et les étudiants fraîchement arrivés viennent s'inscrire à toutes sortes d'associations. Ça va du club de karaté ou mouvement d'extrême gauche en passant par la secte des adorateurs de Jésus Christ. Il y a moyen d'avoir des saucisses grillées et des boîtes de coca gratuites mais il ne faut pas avoir peur de la foule. Au milieu de tout ça, une grande scène avec un groupe de rock qui joue sans penser aux gens qui travaillent. Le temps est très agréable. Beaucoup de soleil.

Ça va...pfff, je bouffe une chique....
Le mercredi, je rencontre mon prof. qui me présente à deux de ses thésards. J'aurai l'occasion de travailler sur leurs projets au cours de mon séjour. Ils parlent vite mais j'arrive tout de même à comprendre ce qu'ils disent et je donne quelques idées concernant leurs recherches. Ils semblent apprécier.

Les jours s'enchaînent et on commence à s’habituer au rythme de la vie active ici, même si les deux heures de trajet quotidiennes sont assez pénibles. On n'a de toutes façons pas trop le choix. Le plus dur c'est quand, une fois rentré à 19:30, il faut encore aller faire les courses au Woolworths. On commence alors à préparer le souper une bonne heure plus tard... et puis vaisselle... (c'est quand même bien un lave-vaisselle, il suffit d'être éloigné du sien pour s'en rendre compte). Il est déjà 22:00 quand on peut enfin commencer à se relaxer et se distraire. Difficile dans ces conditions de se lever le lendemain avant 7:15. J'imagine que la routine va s'installer et toutes les corvées iront bientôt beaucoup plus vite. On pourra alors profiter vraiment de notre séjour.

2 commentaires:

  1. Je préfère nettement cette présentation-ci, les articles sont bien séparés et du coup la lecture est plus agréable.

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    1. Il y a moyen de faire encore mieux. J'ameliorerai encore plus tard.

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